Parole aux partenaires dans le cadre de la commémoration des inondations de novembre 1999

L'ÉTAT

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Après la reconstruction, une priorité: dresser la carte départementale des zones inondables

Les services de l’État ont conduit l’inventaire cartographique des zones inondées et des dégâts subis dans l’Aude afin d’en garder la mémoire, de contribuer à améliorer la connaissance des phénomènes et d’éclairer les décisions à prendre, et ont lancé un vaste programme de réalisation d’atlas de zones inondables qui sera achevé en 2010.
Ainsi constitués, ces atlas servent de trame pour la détermination de l’aléa dans les études préalables aux Plans de Prévention des Risques (PPR).

La connaissance des zones inondables permettra:

- de maîtriser l’urbanisation en zone inondable

Le porter à connaissance des atlas et/ou d’études hydrauliques spécifiques permet aux collectivités une bonne prise en compte des risques dans l’aménagement du territoire.
Dans les zones les plus exposées, l’État a également intensifié la réalisation des Plans de Prévention du Risque Inondation (PPRI) qui sont passés de 1 à 107 en 10 ans et qui se poursuivent sur les bassins non encore couverts. Une fois approuvé, le PPRI s’impose à toute décision d’urbanisme.

- d’informer les populations

Pour informer l’ensemble des communes audoises sur les aléas connus sur leur territoire, l’État a, dès 2002, produit un Dossier Départemental des Risques Majeurs (DDRM) qui est directement accessible sur le site internet de la Préfecture.
Depuis 2003, un dispositif d’information sur les risques lors des transactions immobilières a également été mis en place au bénéfice des locataires et acquéreurs.
Enfin, dans les communes couvertes par un PPRI approuvé, le Maire effectue, tous les deux ans, une information publique sur les risques.

- de recenser et améliorer le suivi des digues et barrages

Depuis 1999 les textes réglementaires nationaux relatifs aux digues fluviales et aux barrages ont été renforcés en ce qui concerne la sécurité et la surveillance des ouvrages. Cela s’est traduit localement par la mise en transparence hydraulique de remblais d’infrastructures dont la rupture pouvait aggraver l’onde de crue en aval, ou par le confortement d’ouvrages (digues, barrages).
Les données relatives à la sécurité des grands ouvrages hydrauliques doivent dorénavant être régulièrement remises à niveau (études de danger).

La Région Languedoc Roussillon

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La Région agit pour la prévention des inondations


600 000 personnes résident en zone inondable en Languedoc-Roussillon, et la population exposée  augmente de plusieurs centaines de milliers en période estivale.
Face à ces risques, la Région mobilise 100 millions d’euros dans le cadre des contrats de projet État/Région 2007-2013, pour accompagner les opérations de protection, de prévention et d’information sur le risque inondation. Elle a également permis de mobiliser plus de 35 millions d’euros supplémentaires de l’Europe sur cette problématique.
La Région intervient prioritairement dans le cadre de programmes d’actions définis à l’échelle des bassins versants (PAPI). Le Languedoc-Roussillon est ainsi la région couverte par le plus grand nombre de PAPI. Celui de l’Aude, avec 80 millions d’euros d’actions prévues, est le plus important de ces programmes.

Le Président de la Région Languedoc-Roussillon

Le Conseil Général de l’Aude

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10 ans après les dramatiques inondations de 1999, notre Département a changé. Dans un élan collectif, avec tous les élus, nous avons su mobiliser les énergies et les moyens pour reconstruire l’Aude. Mais, encore plus important, nous avons fait en sorte qu’elle soit moins vulnérable au risque. Avec les communes, les syndicats de bassin, le SMMAR, nous avons mis en place un dispositif exceptionnel pour gérer la remise en état de nos cours d’eau et surtout en pérenniser l’entretien.
Nous y avons été aidés par l’Europe, l’État, la Région et l’Agence de l’Eau. Pour autant, nous ne sommes pas à l’abri du risque. Tout ne dépend pas de l’homme. Mais nous pouvons affirmer que nous aurons fait le possible pour limiter les dégâts humains et matériels qu’une inondation pourrait entraîner.

Marcel RAINAUD
Sénateur de l’Aude,
Président du Conseil Général

Agence de l’Eau

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Une organisation adaptée

En réaction aux évènements dramatiques des 12 et 13 novembre 1999, le Conseil Général de l’Aude et l’État se sont fortement mobilisés pour éviter le renouvellement d’un tel évènement, en créant un dispositif de prévention organisé autour de maîtres d’ouvrages compétents dans chaque bassin versant. Cette mobilisation a permis la création en 2002, au niveau départemental, d’un syndicat mixte : le SMMAR.
Sa mission première a été de structurer l’ensemble du bassin versant du fleuve Aude, en regroupant l’ensemble des maîtres d’ouvrage concernés, dans un objectif de réflexion, de coordination et de réalisation de travaux de protection contre les inondations.
Dix ans après cette crue catastrophique, le bilan des actions menées illustre l’ampleur de la tâche accomplie : chaque sous bassin est géré par un syndicat de travaux, des travaux de protection ont été réalisés, les travaux d’entretien régulier engagés et pilotés par des techniciens de rivière, coordonnés
par le SMMAR, garant de la cohérence des actions des différentes structures.

L’avenir se construit dès aujourd’hui

Aujourd’hui, il convient de capitaliser ces acquis, de pérenniser le dispositif et de préparer l’avenir.
Le travail réalisé doit se poursuivre tout en élargissant le champ des interventions vers des actions de restauration du bon fonctionnement des milieux aquatiques et aller vers le bon état écologique des milieux.
Il s’agit non seulement de pérenniser l’entretien autour de la rivière, mais aussi d’engager des actions de reconquête de la qualité de la rivière et de son bassin versant, des actions de meilleure gestion de la ressource, … dans une vision d’amélioration globale des milieux, avec des objectifs de qualité ambitieux.
Cela permettra de répondre, à la fois, aux enjeux de la directive européenne inondations, de réduire les risques de conséquences négatives associés aux inondations, pour la santé humaine, l’environnement… et à ceux de la directive cadre européenne sur l’eau, d’atteinte du bon état de l’eau et des milieux aquatiques.
Ce nouveau défi, l’organisation mise en place sur le bassin versant de l’Aude permettra de l’atteindre !

Le Délégué Régional de l’Agence de l’Eau
Rhône-Méditerranée-Corse